QU'EST-CE QUE LE REGGAETON????
Voilà ce qu'en dit Wikipédia, l'encyclopédie en ligne... à vous d'en juger:
Le mot reggaeton est un mot-valise, issu du mélange entre reggae et le mot espagnol maratón (marathon). D'autre soutiennent qu'il provient de Reggae et du mot anglais Town (ville).
Le reggaetón, également épelé reguetón en espagnol est un genre musical, né au début des années 2000. Chanté en espagnol, il dérive du ragga (ou raggamuffin ou Dancehall), avec des influences hip-hop, et des rythmes de musique d'Amérique centrale et des Caraïbes. Elle fait danser la jeunesse urbaine de l'Amérique latine et des USA et plus timidement en Europe mis à part l'Espagne qui en est saturée.
Il existe un débat assez passionné en Amérique latine sur l'origine du reggaeton. Certains défendent qu'il est de Porto Rico alors que d'autres défendent qu'il est de Panamá.
Racines
Les premiers enregistrements de reggae en Amérique latine ont été réalisés au Panama au milieu des années 1970. Un grand nombre d'immigrés jamaïquains étaient arrivés pendant la construction du canal de Panama et ils ont apporté avec eux la musique reggae à la population locale.
En 1985, le rappeur Vico C du Porto Rico a produit le premier disque de rap en langue espagnole.
Dans les années 1990, les Portoricains écoutaient du ragga en import, puis ils réinterprétaient en espagnol les chansons sur les mêmes musiques. Puis ils ont créé leurs propres riddims, avec une plus grande influence du rap que n'a le ragga. DJ Playero est un des producteurs de cassettes underground les plus célèbres au début. Don Chezina, Plan B, Speedy, Yandel et déjà Daddy Yankee font partie des pionniers.
Ce sont les deux influences principales du genre, ainsi que les deux principaux pays producteurs .
Les paroles, comme pour la plupart des musiques populaires de la classe ouvrière, sont souvent liées à la réalité de la rue, les malentendus, les situations injustes, l'amour,le sexe, la corruption politique et la passion, ainsi que le racisme dans les villes.
Les différences les plus notables entre le Reggaeton et quelques disques jamaïquains de Dancehall, sans compter l'inclusion de mélodies latines, est l'exclusion de la violence et de l'homophobie qui permet au Reggaeton un accès plus acceptable. Il y a aussi beaucoup d'artistes féminins de Reggaeton qui sont autant respectées.
Les débuts
Le Reggaeton prend sa source en 1993 dans le « Dem Bow », invention expérimentée sur des remix "spanish-reggae" par "El Chumbo" (Rodney S. Clark de son vrai nom), DJ et producteur désormais légendaire en Amérique du Sud. Le mot est issu du mélange entre reggae et le mot espagnol maratón (marathon).
El Chombo a produit un des premiers succès internationaux du Reggaeton : « Papi Chulo (te traigo el mmm) » par Lorna du Panama, tube de l'été 2003.
Popularité
Le reggaeton est très populaire aux États-Unis en Floride, à New York, Boston, Chicago, et d'autres villes où la population de latinos est importante et où il y a une grande scène de clubs ;
En 2004, N.O.R.E., Tego Calderón et Nina Sky ont remporté un grand succès avec « Oye mi canto », ainsi que Speedy et Lumidee : « Sientelo » et Daddy Yankee de Porto Rico avec « Gasolina ». En 2005, Tego Calderón se rend célèbre grace au remix de la soca Tempted to touch de Rupee.
Des reggaetons chantés en français sont apparus en 2005 : Le Centre du Monde par Ze Pequeno et le duo Papa AP/Linda en espagnol et en français : Entre tu y yo (Entre toi et moi).
Des artistes de genres différents ont également chanté du reggaeton, pour se profiler dans la nouvelle vague, comme Celia Cruz avec « La Negra tiene tumbao », Mey Vidal et El Medico (Cuba)avec « Better Than That », Shakira avec « La Tortura », Ricky Martin, avec « Drop it on me », duo avec Daddy Yankee, R. Kelly avec Wisin & Yandel pour « Burn it up ». Sans oublier les incontournables Angel Lopez, Mario Mandèz, Angel y Khris, David Bisbal, Miguel Saez, Sergio Contreras... Ce qui apparaît évident est que ce style musical que le reggaeton n'est pas une simple nouveauté musicale, mais le langage de toute une manifestation culturelle qui se diffuse.
En 2005, les Billboard Latin Awards ont créé une nouvelle catégorie "Album reggaeton de l'année".
Le Reggaeton: controversé
Certains antagonistes reprochent que le reggaetón tant diffusé dans les médias a un contenu explicitement sexuel, machiste, vulgaire, voire contraire aux bonne vies et m½urs, à quelques exceptions près. Le sexe devient commercial et que les maisons de production, El Perreo devient le style lascif le plus critiqué par les puritains de la morale, d'autres s'en prennent au jargon et ses expressions et le langage décalé, tels que par exemple Zúmbale mambo pa' que mi gata prendan los motores, que se preparen que lo que viene pa' que le den....duro! (dans la chanson Gasolina, de Daddy Yankee), , les artistes, en sont parfaitement conscients. (voir dictionnaire).
On apprend en avril 2006 par le journal vénézuelien Correo del Caroni que le gouvernement dominicain a interdit la diffusion à travers les stations émettrices de radio et de télévision de plusieurs titres de reggaeton de Voltio, Yaviah et Calle 13.
Les sujets interdits par les autorités sont : Ja ja, de Yaviah; Chulín culín chunfly, de Julio Voltio; y Ojalai, Vamos animal, Cabeceo, La madre de los enanos, Se vale to-to, Pi-di-di-di y La tripleta, du groupe Calle 13.
Le Reggaeton: un mode de vie chrétien?!!!
Le rappeur Luis Joan est un exemple particulier. Il offre un reggaeton qui envoie des messages positifs et chrétiens qu'il adresse notamment à la jeunesse Porto Rico . L'album Me presento est le nom de cette production discographique de Luis Joan, qui se définit d'abord comme un interprète chrétien. Il y a aussi "Los Coritos Reggaeton" qui sont plusieurs artistes de reggaeton chrétien.
Le Reggaeton: un thème de propagande électorale?!!!
Au Pérou, un clip de propagande électorale pour 2006 a été diffusé sur les chaînes de télévision locales : un spot animé montrant des personnages en forme d'étoiles avec le symbole de l'APRA, dansant sur une chanson de "reggaeton", à la gloire du candidat du parti, l'ancien président du Pérou (1985-1990), Alan Garcia.







